Portrait d’une chercheuse : Clarisse Berlioz-Torrent

« La course à pied fait écho à la recherche : elle nécessite effort et persévérance pour atteindre son objectif »

Elle est de ces femmes qu’on admire : directrice de recherche, scientifique reconnue, sportive. Un enthousiasme sans fin pour son sujet, le virus du sida, et un cheminement fidèle aux côtés de la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM). Pour la 5e année, Clarisse Berlioz-Torrent participe à la course La Parisienne sous les couleurs de la FRM. Elle confie sa motivation et les raisons de son engagement.

Pas à pas, des avancées scientifiques

L’équipe de recherche que Clarisse Berlioz-Torrent mène à l’Institut Cochin, à Paris, s’attache à comprendre comment le VIH[1], le virus du sida, utilise à son profit la machinerie de la cellule hôte pour se multiplier. « Nous espérons découvrir le moyen de bloquer l’assemblage et la libération des particules infectieuses. » Et ses travaux progressent : « On comprend mieux comment la cellule tente de bloquer la production de nouveaux virus et la manière dont le VIH contrecarre ces barrières cellulaires. » Rappelons que la chercheuse codirige également le département « Immunité, infection et inflammation » de l’Institut Cochin. « Une charge de travail conséquente, mais tellement enrichissante ! », commente-t-elle simplement.

Le sport, un temps pour soi et une respiration dans le quotidien

Malgré un agenda bien rempli, Clarisse Berlioz-Torrent trouve le temps de pratiquer la course à pied. « C’est indispensable pour souffler ! Cela permet de s’accorder un temps vraiment à soi. Quand on se concentre sur sa foulée, on évacue les tracas du quotidien et on revient l’esprit plus clair, parfois avec de bonnes idées. J’ai l’impression qu’entre activité professionnelle et vie de famille, nous, les femmes, avons tendance à nous oublier. Je n’y ai d’ailleurs pas échappé. J’avais toujours fait du sport, mais après mon quatrième enfant je m’étais arrêtée, trop de choses à mener de front. Alors quand la FRM m’a sollicitée pour participer à la Parisienne, en 2015, c’était un vrai challenge. Plus jeune, lors de mon post-doctorat, j’avais bénéficié du soutien de la Fondation, m’engager à ses côtés était donc une évidence. Ça fut l’occasion de rechausser les baskets et c’est grâce à cette course que j’ai repris le sport ! Depuis, je me suis prise au jeu et je cours maintenant des distances plus longues. Cette année, j’ai participé au semi-marathon de Paris. »

La bannière de la FRM, une émulation pour la recherche biomédicale

Clarisse Berlioz-Torrent parle avec ferveur de la course, mais aussi de la FRM : « La Parisienne est une course fédératrice qui permet à la FRM de soutenir la recherche sur le cancer du sein, 1er cancer chez les femmes. J’y cours dans l’équipe FRM, aux côté de salariés et de bénévoles de la Fondation, mais aussi avec d’autres chercheurs qu’elle soutient. C’est très sympa et nous partageons tous la même motivation : contribuer à faire connaître la FRM ! C’est indispensable pour attirer de nouveaux donateurs car la recherche biomédicale a cruellement besoin de financement. Depuis 3 ans que je participe au Conseil scientifique de la FRM, la Fondation est presque devenue une famille. Et la Parisienne permet de resserrer les liens en dehors du scientifique, j’apprécie cet esprit qui nous réunit autour d’une grande cause commune ! »

La Parisienne et la FRM

• Pour vous informer sur le partenariat La Parisienne x FRM, c’est par ICI 

• Pour soutenir la recherche sur le cancer du sein, c’est ICI