On travaille son allure ! 

 

On lit souvent dans des articles ou même en titre de certains ouvrages que nous sommes nés pour courir. Et si le secret pour progresser, c’était justement de replonger dans ses souvenirs et de courir comme une enfant ? Parce que finalement le fractionné ou le fartlek, des noms barbares que je vais vous expliquer ne sont après tout rien de plus que ce qu’on faisait dans la cour de récrée entre copines ou en vacances entre cousines ! Replongeons ensemble en enfance avec dorénavant de vraies baskets aux pieds et un chrono au poignet. 

Le printemps est enfin là et avec lui le soleil qui donne des envies de plein air. Et concrètement il vous reste 4 mois avant votre prochain défi : La Parisienne et ses 7km. Il est grand temps de passer aux choses sérieuses en commençant un entrainement un peu plus structuré. Ces petits conseils concernent autant la débutante que la plus expérimentée, celle qui arrive déjà à courir 45 minutes sans s’arrêter. Pour la première, ce sera avant tout une façon de devenir officiellement une runneuse, pour la seconde un moyen de progresser pour vivre le jour J au top de sa forme. Vous avez entendu parler du fractionné ? Je vous rassure, aucun besoin de sortir sa calculette pour s’y retrouver ! Le principe est enfantin et repose sur les variations d’allures. 

Pour faire simple, si on veut progresser, il ne faut pas forcément chercher à accélérer tout le temps mais seulement quelques minutes pendant sa séance mais de façon structurée. On part alors sur ce qu’on appelle dans le jargon de ceux qui savent le 30/30. On court le plus vite que l’on peut 30 secondes, on trottine tranquillement pour récupérer 30 secondes. L’idée est de faire ça 5 minutes par sortie et au fur et à mesure de rajouter une série pour arriver à 10. On oublie la notion de vitesse chiffrée, ce sont vos sensations qui comptent. Vous courez juste le plus vite que vous pouvez sans pour autant sprinter comme une dingue puisque l’idée est quand même de pouvoir recommencer. C’est d’ailleurs un bon élément d’information : si vous ne pouvez pas enchaîner, c’est que vous êtes allée trop vite. 

Si vous n’avez pas envie de jouer le chrono, vous pouvez alors vous faire une petite séance de fartlek. Oui je sais, encore un nom barbare qui nous vient de Suède et qui signifie littéralement « jeu de vitesse ». L’idée est un peu la même mais en beaucoup plus ludique puisqu’on se sert du mobilier urbain ou de la végétation pour se donner des repères, vous savez comme des enfants ? « Le premier à l’arbre a gagné ! ». Eh bien là c’est pareil, mais vous, vous allez y retourner plusieurs fois de suite à l’arbre… ou au banc… ou au lampadaire. L’idéal est de commencer par 5 enchaînements et petit à petit, lorsque l’aisance vient on rallonge jusqu’à 10 enchaînements.

L’idée avec ce type d’exercice n’est pas de vous faire gagner la course, quoique très sincèrement je vous le souhaite de tout cœur ! Non, l’idée est de gagner en aisance à sa vitesse de croisière, d’être le plus à l’aise possible pour que le jour J, non seulement vous finissiez La Parisienne mais qu’en plus vous ne souffriez pas un seul instant, que vous profitiez un maximum de l’ambiance et de la chance folle d’être là en plein Paris, la plus belle ville du monde. Alors 1, 2, 3 fractionné ! 

Cécile Bertin

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