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Interview de Mumu Verger : son combat contre le cancer

Depuis 13 ans déjà, La Parisienne soutient la Fondation pour la Recherche Médicale pour la lutte contre le cancer du sein, qui touche 1 femme sur 8. Nous avons rencontré Muriel, alias Mon Crabe Paulo, jeune blogueuse de 36 ans, actuellement en rémission. Elle nous raconte son histoire et son combat contre son cancer du sein, et comment le sport l’a aidé et l’aide au quotidien.

Parle nous de toi. Que fais-tu dans la vie, quelles sont tes passions, tes hobbies ?

Je suis Muriel, Mumu ou Wondermumu ou encore Mumulicorne… j’ai 36 ans, et oui le temps passe… Je suis porteuse de l’anomalie génétique du BRCA1 et je le vis plutôt bien. Depuis la découverte de Mon Crabe Paulo fin 2015, je suis ENFIN suivie comme je le souhaite depuis tant d’années. Bref, vous l’aurez compris : je suis une comique, sensible, j’aime l’autodérision. Je cache ma timidité par l’humour, je suis une femme «attachiante» pour mes proches… Désormais en rémission depuis 2 ans et en fin de chimio, je partage mon expérience pour aider les autres au «combat».

A l’annonce de la maladie, comment as-tu réagis ? Comment as-tu appréhendé cette nouvelle ?

Même si je m’y attendais – car j’avais senti ma boule à l’autopalpation – ça été un choc… On voit sa vie défiler et on aimerait rattraper le temps perdu. On se dit « Et si je n’ai plus le temps…». Pour ma part, j’ai pleuré à chaudes larmes les 5 kms qui séparaient le cabinet de mon médecin à mon chez moi. Puis je me suis dit « C’est pas la fin, tu vas te battre et VIVRE! C’est pas encore ton heure…» puis il fallut l’annoncer aux proches et surtout à «my love», quelle épreuve… presque plus dur que l’annonce ! Je les rassurais alors que j’étais moi-même sûre de rien. L’inconnu… j’allais vers l’inconnu alors que j’aime tout contrôler. Ben là c’est FREE STYLE… Il fallait que je fasse confiance à une équipe médicale que je ne connaissais pas. J’ai donc décidé de vivre au jour le jour, et advienne que pourra. Ne rien regretter, dire et faire avec son cœur.

 

Pourquoi as-tu décidé de partager ton histoire sur les réseaux sociaux ?

Au début, c’était pour donner des nouvelles à ma famille, à mes amis, à mes collègues… Car les images virtuelles donnaient des infos sur mon état sans que j’explique tout par téléphone (ce qui me fatiguait), et que je n’avais pas envie de parler (une barrière virtuelle/réelle). Par la suite, poster une image de moi par jour a été un VRAI moteur pour m’apprivoiser. Je me suis découverte, ça m’obligeait à me tenir « belle » (même naturelle no make up) et à me bouger. Plus tard, ma page Facebook Mon Crabe Paulo et Instagram ont pris un peu plus d’ampleur et mes messages et infos aidaient les « sœurs de combat » ou « les aidants ». Alors là ça été mon carburant pour leur dire « SI JE PEUX, TU PEUX. JE N’AI RIEN DE PLUS QUE TOI, JE VAIS T’APPRENDRE CE QUE D’AUTRES ONT FAIT AVANT MOI… » C’est un passage de relais dans ce « marathon du cancer ».

 

Qu’est ce qui t’a motivé à te mettre/remettre au sport ?

Mon oncologue et mon conjoint, au début, m’ont dit « ça va te faire du bien de prendre l’air, oxygéner les muscles pour limiter les effets secondaires… ». Puis après c’était devenu presque vital. Il me fallait me reconnecter à moi-même, et seule la marche me faisait me sentir mieux. Désormais, une fois par semaine, je maintiens cette routine. De toute façon si je n’y vais pas, j’explose… le sport limite les risques de récidive et améliore son mental. Je ne suis pas une sportive de haut niveau mais la régularité, même juste marcher une fois par semaine, me permet de rester en forme.

 

Comment le sport t’a aidé dans ta reconstruction physique et psychologique ?

Pendant le « combat », il y en a eu des bas. Mais j’ai toujours relevé la tête de par mon mental, mais avec un petit coup de pouce de mon homme. Après 2 jours clouée au lit, il me disait « Sors t’oxygéner, prend tes baskets et file marcher… ». Je l’écoutais, il était difficile de bouger ce corps qui avait mal comme si j’avais 80 ans (d’ailleurs c’est toujours le cas après mes 2 ans de rémission), mais une fois avoir marché dans ma nature, mes champs, j’étais libre, vidée des soucis, et mes muscles étaient plus souples. La marche m’aide à poser mes questions, mon esprit, aux choses utiles. Mes effets secondaires se stabilisaient et j’ai eu moins de complications (je pense). Pendant mes marches je crie, je pleure… j’évacue le mal en moi… je souris, j’admire la vie évoluer atour de moi, les fleurs, les insectes… Je trouve tout PLUS BEAU car je VOIS désormais, je prends le temps… Physiquement, j’ai commencé à reprendre confiance moi avec la piscine (que j‘ai pratiqué après ma cure à la Roche Posay, soit un an après la chimio en juin 2017, qui m’a délivrée de mes complexes, cicatrices tumorectomie 10cm et curage complet). Le regard des autres, finalement, n’était pas si cruel. Les mouvements sur les réseaux : comme #bodypositive ou #objectifbikinifermetagueule ou #faispetertesbarrieres m’ont BOOSTEE de folie!!! J’ai assumé mes cicatrices et cellulite (rétention d’eau, prise de poids post cancer de 10kgs que j’ai perdu avec un rééquilibre alimentaire et du sport, encadrés avec une nutritionniste spécialisée en oncologie). BREF, je me suis prise en main, j’ai assumé, je me sentais légère dans l’eau et ça m’a fait du bien.

 

Pour conclure, que voudrais tu dire aux femmes qui vivent ou qui ont vécu la même histoire que toi ?

De vivre chaque seconde comme si c’était la dernière. D’être bienveillante envers elle-même. D’arrêter de se mettre des barrières : il faut vivre pour soi et non pour le regard des autres. Et surtout de pratiquer ce qui vous motive, de vous sentir vivante lors de cette pratique. Pas besoin d’être une Laure Manaudou, Usain Bolt, ou Mohamed Ali. JUST DO IT !!! Trouve toi, aime-toi et avance toujours.

 

Vous pouvez la retrouver :