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Fiche conseil santé
Fiche
conseil proposée
par l'Institut TENA
Pour le bien-être de toutes les femmes au quotidien, Tena, la marque leader des protections pour fuites urinaires s’engage depuis plusieurs années à briser le tabou de l’incontinence à travers de nombreuses actions d’information et de prévention.
Les petits « dérapages incontrôlés » de l’intimité, ce n’est pas une fatalité ! Mais comment se fait-il que personne n’en sache rien ?
l'incontinence au feminin, des conseils pour chacune
L'incontinence au féminin
On parle d’incontinence dès que l’on laisse involontairement échapper quelques
gouttes d’urine. Cela peut arriver en toussant, en riant, en courant ou
même en portant des charges un peu lourdes mais aussi quand on a une “envie
pressante” que l’on ne peut retenir.
■ Pour des raisons physiques, les femmes sont plus exposées que les hommes :
l’urètre est plus court et le périnée – enserrant l’urètre, le vagin et l’anus – est
comme un plancher dont deux lattes laisseraient un passage possible.
Habituellement, il serre suffisamment les orifices concernés afin de ne rien laisser
passer. Mais, à certaines occasions de la vie, il est plus fragile et n’assure plus
son rôle de verrou. C’est principalement le
cas lors d’activités sportives, de la maternité ou de la ménopause.
■ Cela arrive plus fréquemment que l’on
ne croit : 35 % des femmes rencontrent
dans leur vie des troubles urinaires, dont
12 % ont moins de 31 ans.
■ Il existe différentes formes d’incontinence
:
- l’incontinence urinaire d’effort, la plus
fréquente : des fuites interviennent quand
la pression augmente dans l’abdomen, par
exemple, lors d’une toux, d’un éternuement
ou d’un effort physique.
- l’impériosité vésicale représente la deuxième cause d’incontinence féminine :
elle se manifeste par un besoin urgent d’aller aux toilettes et l’impossibilité de se
retenir. Les causes en sont variées : l’anxiété, la prise de certains médicaments,
des anomalies congénitales ou acquises.
- l’incontinence par regorgement : quand la vessie est pleine (entre 400 et
500 ml), des urines s’échappent mais la vessie ne se vide pas complètement.
- les fuites temporaires faisant suite à une chirurgie urologique ou gynécologique
EN PRATIQUE
Que l’incontinence soit légère ou
sévère, des solutions existent.
Consultez votre médecin généraliste,
gynécologue ou urologue si
vous souffrez de l’un de ces trois
symptômes :
- vous avez des fuites en toussant,
en éternuant, en faisant du
- sport, en riant, en courant, en
portant vos enfants ou les courses,
- vous avez des besoins impérieux
que vous ne pouvez retenir,
- vous faites de gros efforts pour vous retenir
Vous êtes sportive
Lors d’une activité sportive, on sollicite souvent les muscles abdominaux qui
exercent alors une importante pression sur le périnée. C’est cette pression
répétée qui peut être responsable d’un relâchement du plancher pelvien et des
sphincters.
■ Certains sports sont particulièrement néfastes au périnée : le tennis, l’aviron, le
jogging, le fitness, la danse, l’équitation…
■ Certains sports épargnent le périnée, tels que le vélo, la natation, le golf, le stretching,
le yoga…
■ Cela ne signifie pas qu’il faut arrêter toute activité physique. Au contraire, mais
elle doit être pensée afin de préserver le périnée.
On constate une nette différence
entre les non sportives et les sportives :
10 % des femmes qui ne pratiquent pas de
sport sont incontinentes contre 30 %
chez les grandes sportives.
Ces 20 % supplémentaires sont
uniquement dûs à une pratique sportive
qui ignore tout du périnée.
EN PRATIQUE
La règle d’or : verrouiller son périnée. Cet apprentissage devrait commencer dès
l’enfance et se pratiquer lors des cours de sport.
Contracter son périnée pour en prendre conscience est simple : installez-vous en
face d’un miroir en position assise au sol. Si vous contractez l’anus, vous voyez
parfaitement que toute la zone enserrant l’anus, le vagin et l’urètre se contracte et
semble remonter vers l’intérieur du corps.
Le “stop-pipi”, qui consiste à arrêter le jet d’urines quand vous êtes aux toilettes,
n’est pas recommandé comme exercice de rééducation. Il peut permettre de localiser
le périnée mais à la longue, il entraîne une rétention partielle d’urines dans la vessie
et contribue à l’apparition de cystites. Par ailleurs, cela “désapprend” à la vessie son
bon fonctionnement.
Continuer à faire des abdominaux est possible. Néanmoins, il faut savoir éviter les
“mauvais” exercices. Bannissez les mouvements où l’on gonfle le ventre comme les
pédalages, les ciseaux ou même les relevés de buste trop rapides : ils entraînent
une pression indésirable sur le périnée.
Les bons exercices abdominaux s’effectuent en creusant le ventre, sur le temps de
l’expiration lorsque les muscles sont en raccourcissement maximal. Ainsi, il n’y a pas
appui sur le périnée et vous avez le temps de le contracter en même temps.
En pratique : rentrez le ventre en serrant le plus fort possible, tout en contractant le
périnée (vous avez l’impression que votre vagin ou l’anus remontent plus loin dans
le corps). Tenez 10 secondes. Répétez ces exercices plusieurs fois par jour, en
position couchée d’abord, puis assise ou debout.
Avant toute inscription à une activité sportive, une visite médicale est obligatoire.
Si vous avez des fuites, signalez-le à votre médecin.
Vous êtes ou allez être maman
Au cours de la grossesse, l’utérus grossit d’un kilo. S’y ajoutent le poids du
bébé (3,3 kg en moyenne à la fin), celui du placenta (environ 500 g.) et le
liquide amniotique. Tout cela pèse très lourd sur le plancher pelvien.
■ Pendant la grossesse, attention à ne pas prendre trop de poids (suivez les
conseils de votre médecin ou de votre sage-femme selon votre morphologie de
départ), cela rajouterait une pression sur votre périnée.
L’accouchement est le
premier facteur de risque
de l’incontinence urinaire
■ L’accouchement, notamment la phase d’expulsion et la poussée qui l’accompagnent,
malmène le périnée. Au moment où le bébé passe, les muscles sont terriblement
distendus et, tel un élastique sur lequel on a trop tiré, certains périnées
retrouvent avec difficulté leur élasticité antérieure.
■ Une rééducation postnatale est recommandée après tout accouchement. Elle
est remboursée à hauteur de 65 %. Elle comprend à la fois des exercices pour le
périnée et le ventre. Motivez-vous pour bien la faire, c’est important pour l’avenir. À partir du 90e jour après l’accouchement, la rééducation peut être entreprise
auprès d’une sage-femme ou d’un kinésithérapeute.
■ Après l’accouchement, vous pouvez recommencer à contracter le périnée, très vite.
Ce n’est pas toujours facile car il a perdu de sa sensibilité nerveuse et ne réagit pas
toujours aux contractions que vous tentez de lui imposer. Ne vous découragez pas.
■ Une rééducation ultra précoce est possible. Condition sine qua non : que vous
sachiez où se trouve votre périnée. Il est donc important de voir cela avec une
sage-femme ou un kinésithérapeute lors des visites prénatales ou même lors des
cours de préparation à la naissance.
■ L’épisiotomie, la déchirure ou la césarienne ne sont pas des contre-indications
à la rééducation.
■ L’allaitement, s’il dure, n’est pas une contre-indication à la rééducation périnéale.
Mais l’imprégnation hormonale de l’organisme est dominée par la prolactine
(à l’origine du lait) au détriment des oestrogènes qui contribuent à la tonicité et
à la trophicité du périnée. Chez certaines femmes, ce climat particulier entraîne
un contact douloureux au niveau du vagin.
■ Il existe plusieurs types de rééducation :
- la rééducation manuelle est la plus complète,
- la rééducation avec électrostimulation est intéressante en complément d’une
rééducation manuelle,
- la rééducation avec biofeedback (visualisation des contractions périnéales sur
un écran) permet de prendre conscience de ses progrès.
EN PRATIQUE
Les exercices que vous faites vous-même, régulièrement, sont les plus efficaces.
Faites vos exercices de contraction, vessie vide. Tenez pendant 5 secondes et
relâchez pendant 10 secondes. Répétez l’exercice plusieurs fois au cours de la
journée.
La plupart des incontinences après l’accouchement sont temporaires et disparaissent
dans les mois qui suivent. Néanmoins, mieux vaut consulter si, après votre
rééducation, vous avez toujours des fuites ou même si, après avoir pris votre bain,
de l’eau s’échappe de votre vagin.
Plus tard...
Le périnée est “oestrogéno-dépendant”. Or, à la ménopause, les ovaires
cessent de produire des oestrogènes. Cela entraîne une baisse de tonicité et
de trophicité des muscles du périnée.
■ À cette période, on a souvent envie d’aller uriner, notamment la nuit. Le jet
urinaire est moins fort et on a du mal à se retenir. Lors d’un besoin urgent, on
laisse échapper quelques gouttes.
■ L’incontinence survient plus systématiquement lors d’efforts même légers (course, marche, rire, toux…), lors d’une émotion, d’un bruit d’eau ou encore
lors de rapports intimes
L’approche de la ménopause avec les
variations hormonales qui l’accompagnent est
une période critique pour le périnée. Il n’est
pas rare de voir apparaître ou réapparaître
des incontinences urinaires.
EN PRATIQUE
Il n’est jamais trop tard pour trouver le traitement adapté.
Le traitement peut être médicamenteux – corrigeant les effets de la ménopause ou
ciblé sur l’incontinence – à base de rééducation ou chirurgical dans les cas les plus
gênants et si la rééducation a échoué.
Douze conseils
C’est utile !
Il vous est déjà arrivé de laisser échapper involontairement quelques gouttes
d’urine... Voici douze précieux conseils :
1 Retrouvez de bonnes habitudes aux toilettes : ne vous retenez pas trop souvent,
ne poussez pas en urinant, n’allez pas aux toilettes par “précaution” 2 Évitez les sports à risques : le tennis, la danse, les séances
d’abdominaux qui font gonfler le ventre (ciseaux…) 3 Ne portez pas tous les jours des talons hauts,
ils déséquilibrent la statique pelvienne 4 Pendant la grossesse, limitez la prise de poids et évitez
de porter des charges lourdes 5 Au cours de l’accouchement, videz la vessie au préalable et,
lors de l’expulsion, poussez doucement en soufflant longtemps 6 Évitez la constipation, à l’aide d’un régime alimentaire riche en fibres
alimentaires présentes dans les fruits et légumes et en buvant
beaucoup d’eau, de préférence le matin, afin de ne pas avoir à uriner la nuit 7 Ne laissez pas perdurer toux et éternuements fréquents 8 Évitez de porter des charges trop lourdes :
c’est mauvais pour le dos et le périnée 9 Réduisez caféine et théine qui sont des excitants pour la paroi vésicale 10 Éduquez ou rééduquez votre périnée auprès d’une sage-femme ou d’un kinésithérapeute
puis régulièrement à la maison. Banissez la pratique du “stop-pipi” 11 Buvez à votre soif, ni plus ni moins, sans vous priver ni vous forcer 12 Consultez si la rééducation vous semble insuffisante.