Le site officiel de la course La Parisienne
> 100 idées reçues sur la nutrition
Fiche conseil santé
Fiche Conseil proposée par la
Fondation pour la Recherche Médicale
Une bonne nutrition, synonyme de santé, dépend du juste équilibre entre l’apport en calories (alimentation) et la dépense énergétique (activité physique). Elle est également liée au régime alimentaire. Ainsi, selon l’étude SU.VI.MAX¹, une alimentation riche en fruits et légumes diminue de 31% le risque de cancer et de 37% la mortalité chez les hommes.
100 idees recues sur la nutrition
¹ SU.VI.MAX : étude épidémiologique visant à mesurer l’effet d’une supplémentation en vitamines et minéraux antioxydants sur la survenue de maladies cardio-vasculaires et de cancers.
« Les vitamines sont la principale
source d’énergie de notre alimentation » FAUX Les vitamines n’apportent pas le carburant nécessaire à notre
moteur interne. Ce sont les sucres rapides (sucre, sucreries, boissons
gazeuses sucrées…) ou lents (féculents, pain,
légumes secs…), ainsi que les graisses qui le fournissent.
Mais il est vrai que les vitamines sont indispensables à notre
organisme, dans la mesure où elles facilitent les réactions
de son métabolisme. C’est à ce titre qu’une
carence en vitamine peut entraîner un certain nombre de maladies,
comme par exemple le rachitisme en cas de carence en vitamine D.
Guides Santé "100 idées reçues, l'avis des chercheurs" tomes 1, 2 et 3 Fondation Recherche Médicale, éd. Textuel
« Un jeune doit manger davantage qu’une personne âgée » FAUX mais… Les besoins énergétiques dépendent avant tout
de l’activité physique. À activité égale,
une personne jeune et une personne âgée doivent donc
absorber la même quantité de nourriture. Voire davantage
pour une personne âgée, dans la mesure où l’organisme,
avec l’âge, utilise moins bien les aliments (les enzymes
de la muqueuse intestinale ayant une action amoindrie). L’âge
venant, il est donc indispensable de continuer à manger de
tout, sans restrictions inutiles (sauf avis contraire du médecin).
Cependant, il est vrai que la plupart des personnes âgées
ont une activité physique moins importante que les jeunes
gens – et donc des besoins énergétiques moindres.
« La soupe est meilleure réchauffée » FAUX mais… De nombreuses vitamines – notamment les vitamines B et C qui
sont solubles dans l’eau – sont très sensibles à la
chaleur et la cuisson initiale en détruit une bonne partie.
Ainsi, plus la soupe est réchauffée et plus les vitamines
contenues dans les aliments disparaîtront. En outre, les phases
de refroidissement favorisent le développement de germes dans
les aliments, surtout s’ils sont conservés à l’air
libre et à température ambiante.
Le réfrigérateur ralentit ce développement,
mais ne l’empêche pas. Cependant, comme le réchauffement
des plats entraîne une évaporation de l’eau contenue
dans les aliments, il concentre du même coup leurs constituants
chimiques : les saveurs sont donc exacerbées, mais les bienfaits
des vitamines sont perdus.
« La viande rouge, c’est pour
les travailleurs de force » VRAI et FAUX Les muscles de notre corps sont constitués de fibres, elles-mêmes
constituées de protéines¹ qui sont composées
d’acides aminés. Comme l’organisme ne sait pas
produire tous les acides aminés dont il a besoin, il doit
en récupérer certains dans les aliments d’origine
animale, notamment dans la viande rouge, source abondante de protéines
(environ 20% de son poids).
Un travailleur de force, qui fournit un effort musculaire très
important, à évidemment des besoins en protéines
supérieurs à celui d’une personne dont l’activité physique
est plus limitée.
Reste que tout individu a besoin d’absorber des protéines
que la viande rouge n’est pas leur seule source.
Elles sont tout aussi abondantes dans les viandes blanches (volaille,
porc, veau), les poissons, les œufs. D’autres aliments,
comme le pain complet ou les légumes secs, sont également
riches en protéines.
¹ Protéines : Chaîne moléculaire constituée
d’acides aminés, se repliant dans l’espace pour
adopter une forme en rapport avec sa fonction. Les protéines
assument de très nombreuses fonctions dans l’organisme
: catalyse de réactions chimiques (enzymes), soutien des tissus,
contraction musculaire, communication entre cellules ou organes (hormones),
défense immunitaire (anticorps), etc. Une protéine
déficiente peut être responsable d’une maladie.
« Le fer, ça réveille » VRAI Le fer est l’un des constituant des globules rouges qui transportent
l’oxygène dans le sang. L’apport en fer permet
donc d’éviter les anémies – dues à un
nombre insuffisant de globules rouges – qui peuvent être
source de fatigue. En situation normale, une alimentation équilibrée
(viande, poisson…) pourvoit aux besoins quotidiens. En revanche,
si une personne est anémiée, elle pourra manger davantage
de viande rouge et d’abats, riches en fer sous une forme facilement
assimilable par l’organisme. En outre, ces aliments sont riches
en vitamines B12 qui favorisent l’absorption du fer.
Quant aux épinards, dont Popeye à propagé les
vertus, leur réputation est …surfaite ! S’ils
sont riches en fer – pas davantage cependant que d’autres
légumes ou les œufs - la forme de celui-ci est moins
assimilable par l’organisme que celle du fer contenu dans la
viande ou le poisson.
« Le lait donne la diarrhée » FAUX
Le lait, en lui-même, ne provoque pas de diarrhée.
Mais comme le lactose (composant essentiel du lait) est digéré par
la lactase, une enzyme présente dans l’intestin, chez
les rares personnes privées de lactase, le lait est très
mal toléré.
Avec l’âge, l’activité de l’enzyme
diminue et le lactose est moins bien digéré. Mais cela
interdit rarement la consommation de lait et encore moins de produits
laitiers (yaourts, fromages…).
En revanche, lorsqu’une diarrhée est déjà installée,
la consommation de lait est momentanément déconseillée.
Car la lactase, présente à la surface de la muqueuse
intestinale, est facilement entraînée par les selles
liquides et ne joue plus son rôle dans la digestion du lactose.
Ce qui contribue à accentuer la diarrhée.
« L’œuf fait mal au foie » FAUX mais… Il est vrai que l’œuf contient d’importantes quantités
de cholestérol dont le niveau dans l’organisme est contrôlé par
le foie ; mais l’apport alimentaire en cholestérol contribue
faiblement à l’élévation du cholestérol
sanguin. Les adultes peuvent donc manger à volonté de
cet aliment très complet du point de vue nutritionnel.
Toutefois, il se peut qu’en cas d’hypercholestérolémie,
la consommation d’œuf soit déconseillée.
Avec les jeunes enfants, il convient de prendre quelques précautions.
Chez certains d’entre eux, l’ovalbumine – principale
protéine présente dans le blanc d’œuf – peut
s’avérer indigeste ou source d’allergie quand
elle est consommée crue, ou peu cuite. L’œuf doit
donc être introduit progressivement dans leur alimentation.
Chez les enfants de moins de dix mois, le blanc doit être retiré.
« Pour éviter les carences en iode, il faut manger
salé » FAUX La consommation de sel de table – même iodé – n’est
pas toujours suffisante pour prévenir les carences en iode,
qui créent des dysfonctionnements thyroïdiens. La consommation
régulière (deux fois par semaine) de poisson ou de
fruits de mer est beaucoup plus efficace. En outre, elle évite
les effets néfastes dus à une alimentation trop salée
(maladie cardio-vasculaires, cancers…).
Les laitages, les produits céréaliers et les œufs
sont également riches en iode, de même que l’ail,
l’oignon, les haricots verts, les navets, les poireaux, les
radis, les fruits secs… Mais en aucun cas ils ne peuvent remplacer
le poisson chez les enfants ou les jeunes adolescents.
Le régime crétois Le régime crétois est riche en fruits, légumes
et céréales. Il inclue une consommation régulière
de poisson (surtout les poissons « gras » : saumon, thon…riches
en acide gras de type oméga-3), de laitages et peu de viande.
Les huiles végétales (olive et colza, contenant des
acides gras poly-insaturés) sont privilégiées
au détriment des matières grasses animales (riches
en acides gras saturés). Grâce à ses apports
en antioxydants, en fibres et en acides gras de type oméga-3,
ce régime alimentaire a un effet protecteur avéré contre
les maladies cardio-vasculaires et les cancers.
« Mon cholestérol va baisser si je ne mange plus d’aliments
qui en contiennent » FAUX Le cholestérol contenu dans l’alimentation (notamment
dans les œufs) influe peu sur notre taux de cholestérol
sanguin. Même si dans certains cas le médecin peut conseiller
de réduire l’apport alimentaire de cholestérol,
on ne peut en aucun cas le supprimer, car le foie en produirait alors
davantage pour compenser le manque. En revanche, il est important
d’éviter les graisses d’origine animale (beurre,
crème, fromage, charcuterie, viandes grasses comme le mouton
ou le porc) : elles sont riches en acides gras saturés qui
incitent le foie à produire un surplus de cholestérol.
Il est donc préférable de les remplacer par des graisses
insaturées d’origine végétale (huile d’olive,
de colza, de soja, de tournesol, de maïs ou margarine).
Pour faire baisser son cholestérol, ou le maintenir à un
taux raisonnable, il est conseillé de :
- manger du poisson plusieurs fois par semaine, des laitages allégés
et éviter les plats en sauce ;
- augmenter sa consommation de fruits et de légumes dont les
fibres favorisent une diminution du taux de cholestérol ;
- pratiquer une activité physique régulière.
« Comme on est tous forts dans la famille, nos enfants ne
peuvent pas être différents » FAUX Des gènes impliqués dans l’obésité ont été identifiés
et jouent un rôle important dans le cas d’obésité familiale.
Cependant, ils ne sont pas les seuls en cause : une bonne hygiène
de vie (alimentation, activité physique…) peut éviter
le surpoids ou l’obésité d’une personne
génétiquement prédisposée.
C’est cette hygiène de vie qu’il faut enseigner
aux enfants dès le plus jeune âge, qu’ils aient
ou non des antécédents familiaux.
Cet apprentissage est d’autant plus important que 70 à 80%
des enfants obèses de plus de 10 ans le resteront à l’âge
adulte, et que l’obésité dans l’enfance
est un facteur de risque important de maladies cardio-vasculaires.