Ces réseaux féminins qui nous font du bien

 

SH’ELLES, EDF ETINCELLES, SNCF AU FEMININ…Les réseaux féminins se multiplient au sein des grandes entreprises et commencent à naître dans des structures plus réduites. Les initiatives sont motivées par des raisons diverses (politique RSE, promotion de la mixité, égalité des chances, etc.) avec le sport comme formidable vecteur de rassemblement. En témoigne, les nombreux réseaux féminins qui participent, chaque année, au Challenge Entreprise La Parisienne. Et vous, quel est votre réseau ? Comment cela peut vous faire progresser ? Servir votre carrière ? Comment y adhérer ? La Parisienne vous livre le témoignage clé de 3 groupements féminins et de leurs actions.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

logoEveEn septembre prochain se tiendra EVE, le séminaire de leadership pour les femmes, organisé par DANONE. Depuis 5 ans, plus de 1300 femmes ont participé à ce programme « construit sur le postulat que travailler sur soi et être stimulé(e) est la meilleure façon d’améliorer ses performances ». Cette formidable initiative a fait des émules et de nombreux groupements féminins sont nés avec les mêmes objectifs de changement pour favoriser l’évolution des femmes au sein de leurs organisations.

« Oser être soi…»
Lors des dernières rencontres La Parisienne, Sylvie Roosen, chargée de communication au sein de Solendi 3F, a mis en place des séances de course à pied avec le réseau de coachs La Parisienne pour aider ses he_for_shecollaboratrices à «Oser faire du Sport en Entreprise ». Cette réalité fait écho à l’objectif premier du programme EVE qui propose d’ «Oser être soi pour pouvoir agir ». Autre exemple, Marion Thillou, nous révèle avoir choisi ce même leitmotiv «  OSEZ ! » comme fil rouge du groupement féminin SH’ELLES créée au sein de SHELL France au début de l’année 2013. Ce réseau a été créé « pour permettre aux femmes salariées SHELL dans le monde d’avoir les mêmes chances à tous niveaux ». Les réseaux féminins apparaissent donc comme un nouveau circuit dans le process RH où comme l’analyse Catherine Abonnenc dans Les Echos :les opportunités la gestion des carrières et la constitution de viviers, l’aménagement du temps de travail, la parentalité, la politique salariale, la politique de recrutement, la formation, le mentoring et le développement personnel sont abordés avec comme objectif ultime est la transformation de l’organisation.

Des réseaux ouverts aux hommes

Autre point commun avec EVE, le réseau SH’ELLES compte 100 membres dont… 10 hommes. En effet, Marion Thillou, nous explique que «dans la mesure où ils s’impliquent de plus en plus dans la vie familiale », les hommes sont attendus pour « apporter leurs points de vue et contributions ». Cette position est également partagée par les membres du programme EVE qui intègre également des «  hommes éclairés ». Cette nouvelle formule reflète une tendance de fond. Les hommes apparaissent comme un gage de caution. Si l’on en croit le fondement de l’association HeforShe qui invite les hommes à prendre la parole pour défendre le droit des femmes. Lancé par l’actrice britannique Emma Watson devant l’ONU en décembre dernier, HeForShe clame que l’égalité des sexes n’est pas une problématique exclusivement féminine, c’est une question humaine. De nombreux hommes politiques, acteurs et chefs d’entreprise ont déjà accepté de participer à la campagne de communication.

Mutualiser les bonnes pratiques

Quant aux objectifs, ils varient selon les organisations mais vont tous dans le sens de la promotion de la ericlombard_generalimixité. L’égalité hommes-femmes est envisagée comme un levier de la performance. SH’ELLES définit son champ d’actions autour de l’équilibre vie privée/ vie professionnelle, l’égalité des chances à compétences égales et facilite le Networking. Marion Thillou précise que l’un des objectifs est l’entraide au sein du réseau avec le partage d’expériences. Être coachée, gagner en confiance, se familiariser avec les codes du leadership… tel est le vrai effet plus des réseaux. ETOILE PLURIELLE Association des femmes cadres du Crédit du Nord, a déjà proposé différents ateliers de développement pour son réseau.  Savoir se présenter en 5 min, Identifier et développer son réseau professionnel ou encore Savoir utiliser LinkedIn mais aussi des ateliers Œnologie dont le but est de pouvoir être à l’aise lors de repas professionnels.

Le Sport comme vecteur de rassemblement

Même s’il n’est pas le fondement premier de ces réseaux féminins, le sport est un formidable vecteur de cohésion pour renforcer les liens. Le club des femmes du Bâtiment participe à des journées sportives (golf, voile, etc.) et course à pied. La Parisienne est très appréciée chaque année par ces groupements : CapGeminiales, France TV au féminin, Alter Egales, Etoile plurielle en 2014 ou encore SNCF au féminin qui mise, pour l’édition 2015, sur une équipe de 50 personnes. EDF Etincelles, dont le réseau de sportives a l’ambition de réunir 300 femmes dimanche 13 septembre 2015. Un bel exploit !

Le sport s’envisage aussi comme thème de conférence à la manière de Shell qui a organisé, le 12 mars 2015, une table ronde avec l’athlète de renom Myriam Soumaré. Les objectifs de la conférence étaient notamment de répondre à une des problématiques contemporaines du monde du travail : Comment allier une vie professionnelle, personnelle et sportive ? mais aussi à des questions plus généralistes et à destination des non-sportifs : Comment débuter une pratique physique et sportive ? Comment prendre plaisir à faire du sport ? L’enjeu est de faire adhérer le plus grand nombre.

A chacune son réseau

Appartenir à un club de femmes au sein de son entreprise apparaît donc, aujourd’hui, comme un vivier 77326-cloud-reseaux-pro-filles-400x_d’opportunités très variés. Les femmes l’ont compris et le petit-déjeuner de réseau vient désormais cohabiter dans un agenda millimétré dans la fameuse double journée. Ce phénomène de fond, vecteur d’image pour de nombreuses entreprises dans la promotion de la mixité, se traduit par une multiplication de ces entités aujourd’hui estimées à près de 500 en France. Interne à l’entreprise, elles peuvent aussi être initiées par un secteur d’activité et séduisent face à un réseau Linkedin jugé trop virtuel. Depuis septembre 2014, La Parisienne convie des femmes de l’entreprise autour du bien-être au travail avec le sport comme clé de cet équilibre. Le prochain rendez-vous aura pour thème   « Le Burn Out au féminin : le sport comme antidote ? ». Une matinée pour échanger autour de chercheurs, de sportifs et évidemment… de nombreuses femmes de l’entreprise. La Parisienne, un réseau féminin qui vous fait du bien !